Jouahri incite les banquiers aux pratiques de la finance durable

Jouahri incite les banquiers aux pratiques de la finance durable

Bank Al-Maghrib a organisé le 19 mai à Rabat une table ronde sur la finance durable au Maroc. L’évènement a été présidé par Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al-Maghrib.

Noufissa Alaoui

Cette table ronde organisée en partenariat avec l’Initiative Financière du Programme des Nations Unies pour l’Environnement et la Société Financière Internationale (IFC) a connu l’organisation d’un panel d’experts portant sur les enjeux, la démarche de mise en œuvre et les leviers de réussite d’une stratégie de finance durable. Abdellatif Jouahri, a assuré que le concept de développement durable favorise l’équilibre entre les dimensions environnementales, économiques et sociales.
Cette réunion à laquelle été invité, entre autres professionnels de la finance, Othmane Benjelloun, président du groupement professionnel des banques du Maroc, avait pour but de dégager les grands axes de la stratégie commune, entre Bank Al Maghrib et les financiers, « pour une meilleure contribution du secteur financier dans le développement d’une économie nationale durable et de définir une organisation de travail et une feuille de route pour son élaboration et sa mise en œuvre », souligne le Wali de Bank Al-Maghrib.
En effet, le gouverneur de Bank Al-Maghreb a affirmé que « la finance durable relève surtout de la responsabilité première de la communauté financière ». Ainsi, « la finance durable est également porteuse de grandes opportunités pour les institutions financières qui peuvent réduire les pertes dans leurs propres portefeuilles de crédit pouvant résulter des défaillances d’entreprises en raison des risques de durabilité ». Et d’ajouter « elles peuvent également générer de nouvelles opportunités de crédit dans des domaines tels que les technologies propres et le financement des clients mal desservis ou exclus du secteur financier ».
Par ailleurs, le gouverneur de la banque centrale du Maroc a fait savoir que de plus en plus d’institutions financières à travers le monde adoptent des politiques, des systèmes et des pratiques d’octroi de crédit qui vont dans ce sens. « Les Principes de l’Équateur, lancés en 2003 sur la base des normes de performance de l’IFC et auxquels 80 institutions dans 34 pays ont adhéré volontairement, sont un exemple de la manière dont les institutions financières peuvent s’organiser collectivement pour atteindre cet objectif ».
Par ailleurs, le rôle des régulateurs est essentiel pour assurer une évolution réussie vers les pratiques de finance durable. Abdelatif Jouahri a cité comme exemple certains pays émergents qui ont mis en place des orientations réglementaires destinées à encourager les banques à adopter des pratiques de finance durable. Cela comprend une gestion plus efficace des risques environnementaux et sociaux dans les projets qu’elles financent et un soutien aux entreprises les plus « vertes » qui respectent le climat et l’inclusion sociale. Dans cette perspective, « ces orientations sont soit édictées par les autorités de régulation financière ou bancaire comme au Brésil, au Bangladesh, en Chine, en Indonésie, au Nigeria, au Pérou, aux Philippines et au Vietnam », soit « le fruit d’actions volontaristes, menées par les groupements professionnels des banques et les institutions financières comme en Colombie, au Kenya, en Mongolie et au Mexique ».

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