Pour Brahim Benjelloun Touimi, les sources de la croissance sont multiples

Pour Brahim Benjelloun Touimi, les sources de la croissance sont multiples

Pour ce premier semestre 2015, la banque marocaine BMCE Bank a réussi des résultats exceptionnels. A tout seigneur tout honneur, le groupe d’Othmane Benjelloun se distingue par une performance remarquable. Eclairage avec Brahim Benjelloun Touimi, administrateur directeur général du Groupe BMCE Bank.

Propos recueillis par Sanae Taleb

La BMCE Bank a réalisé, au premier semestre 2015, un produit net bancaire (PNB) consolidé de 1,4 milliard de dirhams en hausse de 16% par rapport à la même période de 2014. Cette performance suscite, en effet, des interrogations sur les secrets de cette montée en puissance ?

On peut s’interroger, légitimement, sur des résultats exceptionnels historiques, dans un contexte économique marocain qui dénote une certaine atonie de la croissance. Les raisons sont assez simples. D’abord se sont les résultats d’un groupe. Ce qui veut dire qu’il s’agit des résultats de la banque au Maroc et de ses filiales à l’international. Les sources de la croissance sont multiples. On est également, un groupe qui voit la part de l’international croitre dans ses revenus. En effet, même lorsque le Maroc ne dégage suffisamment de bénéfice, nous avons le relais des filiales et Bank Of Africa, en plus, des autres participations de la BMCE Bank dans d’autres banques africaines. Donc, pour vous la faire courte, c’est un groupe qui est à l’origine de ses bonnes résultats.

Peut-on dire que c’est la récolte du plan stratégique 2012-2015 qui arrive à terme cette année ?

Oui, nous avons un plan stratégique qui était claire. Le plan 2012-2015 atterrit à la fin de cette année. Au sein de ce plan nous pouvons trouver plusieurs leviers d’actions qui sont pour une meilleure efficacité commerciale. Si l’on devait donner des indicateurs de cette efficacité commerciale, on dira qu’il s’agit d’une plus grande part des dépôts et des crédits. Aussi, les synergies entre les filiales ont été intensifiées. Ainsi, la richesse produite, et que l’on mesure par le PRNB, la partie qui est dû au cœur du métier de la banque, l’activité de crédits et des perceptions de commissions ont vu leur part augmenter, et dans ce cas, la croissance vient de source régulière. Ce n’est, certes, pas des choses exceptionnelles qui tombent.
Par ailleurs, un autre facteur est à l’œuvre dans cette croissance. Je cite l’amélioration du fonctionnement de la banque. Ce qu’on appelle l’efficacité opérationnelle. En d’autres termes, elle est moins lourde que part avant. Cet élément de croissance on le mesure par plusieurs indicateurs, parmi d’autres qu’on appelle le coefficient de l’exploitation. Ce coefficient d’exploitation a baissé de 60% depuis 2011, il a perdu 5 points jusqu’on 2015. L’autre élément important dans cette performance est le fait qu’il avait des activités déficitaires en Europe, à Londres, et qui ont été restructurés, d’une manière sereine et décisive. Cela fait que des contributions négatives s’est transformer on création de valeur. Londres a commencé à produire des résultats qui ont permet la reprise de provision pour couvrir les pertes. Et donc, les résultats sont remontés au niveau du groupe. Un dernier facteur à l’origine de la croissance, c’est le développement à l’international qui s’est consolidé. Consolidé ne veut pas dire l’élargissement géographique, mais aussi, l’approfondissement du l’implantation là ou nous sommes. Ce qui fait que la part de l’international qui été de 15% est passé à 36% et de ces 36%, 28% est pour l’Afrique et 24% pour BOA. Enfin, tous cela s’est passé dans un contexte de maitrise de risque. Ou de non dérapage. Alors qu’il eu montée de risque au Maroc en Afrique. C’est-à-dire que le groupe a fait un effort de recouvrement qui a permis de récupérer ces créances malades et donc de booster d’avantage les revenus. Ainsi, le taux de sinistralité du groupe, c’est-à-dire, la part des créances malades sur l’ensemble des créances a été dégradé.

La crise que vit depuis le 6 août, la Société anonyme marocaine de l’industrie du raffinage (SAMIR) interpelle le secteur bancaire marocain, Comment peut-on trouver une sortie de crise de ce pôle de l’économie marocaine ?

La SAMIR joue un rôle essentiel dans l’économie de l’énergie et l’économie marocaine en générale. Nous sommes un banquier privilégié de la SAMIR, au même titre que deux ou trois autres banques marocaines. Les difficultés sont entrain d’être régler par les autorités publics et la banque centrale. Il faut leur faire confiance. Des solutions sont proposées. Il faut jamais oublier que derrière une entreprise, il y’a une histoire et un avenir, l’avenir surtout de tout ceux qui travaillent et nous banquiers, nous sommes dépositaires de confiance. N’attendez pas des banquiers, quand ils font leur métier de parler de leurs clients.

A la fin 2014, la BMCE Bank a organisé un forum dédié à la coopération Afrique-Chine. A l’époque vous avez donné rendez-vous en 2015 pour une seconde édition dans un autre pays africain que le Maroc, qu’en est-il de ce trait-union Afrique-Chine ?

Notre ambition d’être, un trait-union, entre l’Afrique et la Chine sera, certainement plus intense lorsque la succursale de Shanghai sera opérationnelle. Dans ce cas, nous allons, si vous voulez, avec plus d’autorité pouvoir perpétuer ce genre de rendez-vous qui ne cherche qu’une chose que la Chine regarde l’Afrique avec les yeux du Maroc et que les marocains soit associés dans un partenariat triangulaire.

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