Xinjiang, l’arbre qui cache la forêt (Suite)

Xinjiang, l’arbre qui cache la forêt (Suite)

Xinjiang, cette vaste région de Chine est, extrêmement, riche en ressources minérales naturelles. La région recèle en particulier les plus importantes réserves de pétrole, de gaz naturel, de charbon et d’uranium de la Chine. Pendant 1008 ans, cette région a échappé au contrôle chinois. Aujourd’hui cette donne, fortement, exploitée par ceux qui ont les yeux rivées sur la région.

Par Nasser Bouchiba, Canton, sud de la Chine

En 751 après Jésus-Christ, l’armée de l’Empire « chinois » Tang a perdu combat contre les armées musulmanes, composées d’Arabes, de Tibétains et d’Ouïghours près de la rivière Talas au Kazakhstan. La reconquête n’est acquise que l’an 1759. Cette conquête marqua la fin du Royaume ouïghour du Turkestan oriental.
Par ailleurs, quelques années plu tard la Chine nationaliste, après le renversement du « dernier Empereur » en 1911, maintint le Xinjiang dans la République de Chine. En 1950, un an après la victoire des communistes sur le Kuomintang de Tchang Kaï-chek, l’Ouïghouristan passa sous le contrôle des communistes chinois. Un nouveau soulèvement ouïghour, en 1954 à Hotan, échoua face à l’armée rouge chinoise.
Présentes aujourd’hui, au Kazakhstan, en Turquie, en Allemagne, en Suède, en Suisse et aux États-Unis d’Amérique, les communautés clandestines des Ouïghours continuent d’intensifier ces activités ces derniers temps. Il a été formé à l’origine par d’anciens insurgés qui avaient combattu l’occupation chinoise entre 1944 et 1949. Le chef des indépendantistes ouïghours, Aysa Beg, s’est réfugié en Turquie après la fondation de la République populaire de Chine en 1949. On comprend, dès lors, qu’avec le support de plusieurs forces, et selon les époques, l’Empire de la Russe et le Royaume-Uni, les États-Unis, les Ouïghours ont essayé de prendre le pouvoir.
Dans cette perspective et avec la montée en puissance de la Chine, Washington, n’a pas hésité à abriter en 2004 le sommet constitutif de ce qui a été appelé le « Turkestan oriental ». Blinder des séparatistes réduit à néant toute force. Historiquement c’est prouvé, pourquoi en chercher une autre arme ?

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